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Préambule

Cette nouvelle date un peu, écrite 2012 et éditée en 2013 dans un recueil hommage à Philip K. Dick. À l’époque son style était un peu trop lourd et souffrait de quelques défauts. Une version plus longue mais elle aussi avec quelques défauts existe dans le recueil « Aliens, Vaisseau et Cie », sous le titre « Les rescapés du New-Éridan ». Voici la première version revue et corrigée, tout en gardant l’idée de faire référence à l’Univers complexe de Philip K. Dick.


La disparition du New-Éridan

A l’instant où la sonnerie stridente le tirait du sommeil, Micka sut que ce n’était pas un exercice. Son cœur s’emballa, mais il réagit immédiatement dans la lumière diffuse de sa cabine. Ses pieds se glissèrent dans les chaussures antigrav et il sauta jusqu’à la porte. Par réflexe, il saisit son gilet antigrav et se faufila dans le couloir. Au milieu de l’éclairage rouge et jaune que striaient les lampes tournantes d’alerte, une forte odeur de brûlé lui piqua les narines. Il ne put retenir un tremblement, avançant en direction de l’avant du vaisseau. Dans sa tête, un maelstrom d’inquiétudes et de peurs s’entrechoquaient. Brusquement, la voix du commandant retentit, le faisant sursauter :

– Alerte zéro-trois-zéro.

Forte, distincte, dénuée de tout affolement ou de peur, presque déshumanisée, elle égrena ses instructions :

– Tout le personnel navigant sur la plate-forme de commandement. Tous les techniciens dans la salle des machines.

Micka ne put retenir une grimace. « Tout le personnel du vaisseau » se résumait à neuf adultes : trois navigants, trois techniciens et trois scientifiques auxquels s’ajoutait la pièce rapportée. Lui. Né durant le voyage.

À l’extrémité du pont où était sa cabine, il sentit que ses yeux commençaient à pleurer. L’odeur de brulé le prenait à la gorge et une étrange fumée, irritante, flottait dans l’air. Malgré l’angoisse qui montait de sa poitrine, il s’obligea à respirer doucement et à se baisser comme il l’avait appris. Il se décida à enfiler le gilet, le grippant aux épaules et au ventre, puis, d’un coup de poing rager, activa le magnétoliseur de ses chaussures. Il n’aurait pas à s’inquiéter de savoir de l’orientation de son corps, quelle que soit la paroi sur laquelle il marcherait.

Le message du commandant retentit une nouvelle fois. Son angoisse se transforma en peur en comprenant que c’était un enregistrement qu’il en entendait et non son probable-père. Ce qui voulait dire que Dasha, l’IA de bord était trop occupée par le problème qui avait déclenché cette alerte.

Dasha avait été claire à ce sujet :

– Si, un jour, tu ne m’entends pas diffuser moi-même un message, alors la situation est grave. Cours jusqu’aux capsules de survie. Sans réfléchir, ni hésiter !

Mais il était incapable de courir. La fumée le suffoquait, l’empêchant d’y voir clair et de se déplacer facilement. Alors qu’il ne fallait que quelques secondes pour rejoindre la rampe d’accès au troisième pont, il ne l’avait toujours pas atteinte.

Puis, à son vif soulagement, l’échelle de montée se dressa devant lui ; il s’y jeta dessus pour en agripper les barres. Pour les relâcher aussitôt sur un cri de douleur. Le métal était brûlant. Dans l’ouverture circulaire, il vit des flammèches et des étincelles sautaient du panneau latéral sur le pont supérieur.

– C’est impossible, songea-t-il.

Le vaisseau était en métal et en matériaux ignifuges ; il avait appris qu’ici le feu et l’eau n’étaient pas d’aussi graves dangers qu’ils l’auraient été sur une planète. C’était l’air et l’oxygène qui en étaient un. Parce qu’il pouvait disparaître en cas de dépressurisation ou transmettre une explosion.

Une brusque embardée du vaisseau lui arracha un nouveau cri de peur puis de douleur lorsqu’il tomba en arrière et que son dos heurta la cloison. Il devina la coupure sur sa paume déjà brûlée, l’entaille, le sang qui suintait. Il grogna, se força à se redresser. Il fallait à tout prix contourner cette zone et gagner l’autre échelle. Faisant brusquement demi-tour, il se rua jusqu’à l’écoutille quatre, longea la première cale et se laissa tomber dans la salle d’entretien. La sirène n’avait pas cessé ; les lueurs mouvantes étaient devenues bleues et orangées. Ordre immédiat d’évacuation et d’abandon du navire.

Sa course devint saccadée. Il se rua sur la proche porte mais elle refusa de s’ouvrir. Il tempêta, frappa le contacteur d’ouverture de toutes ses forces. Sans résultat, alors que l’appareil l’avait identifié. La panique lui serra le cœur. Les larmes jaillirent, lui brouillant la vue. Il les essuya d’un geste rageur en réalisant que l’écran holographique indiquait un danger de l’autre côté de la cloison. Le feu ! Le feu avait gagné le vaisseau… Il était pris au piège. Il gémit et appela sa mère. Mais nul ne l’entendit ou ne put lui répondre. Courant, titubant, se cognant contre les parois, il rebroussa chemin et se laissa tomber dans la cale principale, où les lueurs d’alerte étaient encore jaunes et rouges.

Dans sa tête, les hululements des sirènes se transformèrent en hurlements d’épouvante. Comment le feu pouvait-il avoir pris dans un bâtiment de métal, réputé totalement ininflammable ? Sa voix monta brusquement dans les aigus alors qu’il tombait sur les fesses, stoppé avec brutalité par une barre de composés carbonoxés. Il ne reconnut le visage humanoïde de Vaneck qu’en entendant sa voix :

– Pas de ce côté, garçon. Suis-moi ! Les capsules sont accessibles ici.

Hagard, le corps tétanisé, l’esprit incapable de réagir et de réfléchir, Micka suivit le robot en courant, plongeant avec lui vers le niveau inférieur et chutant lourdement sur le sol lamellé devant les capsules de survie. Vaneck avait déjà ouvert l’une d’elles et, sans laisser le temps au garçon de souffler ni de comprendre ce qui lui arrivait, il le saisit et le propulsa à l’intérieur. Micka se réfugia dans l’un des sièges de pilotage et regarda l’androïde s’installer tout en enclenchant fermoir et éjecteur. La cupule sécurisée se verrouilla. Les rails magnétiques vrombirent ; les barres de sécurité les bloquèrent contre le dossier. Puis ce fut l’accélération brutale en direction de l’iris qui lui parut s’ouvrir bien trop lentement. La capsule se retrouva propulsée dans l’espace sombre. Malgré les g qui le bloquaient, l’enfant parvint à activer les caméras, avant de porter sa main contre la bouche et de la mordre jusqu’au sang. Le vaisseau brûlait dans le vide. Son imposante proue était écrasée, broyée par une force titanesque, compressée par le poing d’un géant sidéral.

Le poste de commandement avait disparu.

– Ils sont vivants, hein, dis ? balbutia-t-il. Il y a des survivants ?

– Non, hélas, jeune Micka ! Ta mère a pu activer mon système d’urgence pour te protéger mais c’est tout. Le château de commandement a implosé et toute l’équipe est décédée. Les salles des moteurs et des atomiques n’ont, elles non plus, aucun survivant. Même Dasha est agonisante et ne me parle plus depuis longtemps. Si tu avais été sur l’un des ponts,…

La voix de Vaneck était froide, impersonnelle. L’humanoïde s’activait sur le panneau de commande de la capsule, lançant des modules de vérifications sur chaque partie active. Puis il s’immobilisa et laissa ses circuits échanger avec ceux du minuscule engin. Le garçon gardait les yeux rivés sur le vaisseau qui commençait à s’amenuiser, toujours propulsé par ses moteurs. Soudain, ces derniers lâchèrent alors qu’il n’était plus qu’un mince trait clair dans le vide interstellaire. Un cercle de lumière apparut brièvement puis l’albédo du navire se fit éclatant avant de s’effondrer. Mince ligne d’abord, puis un point ridicule qui disparut à son tour.

Au même instant, la capsule se mit à frémir, arrachant un cri au garçon.

– Ce n’est rien, murmura le robot. La rupture des liaisons infra avec le vaisseau ne nous arrive que maintenant. Ce n’est qu’une réaction de l’IA réduite de la capsule.

Mais Micka n’écoutait pas. Son visage n’était plus que larmes; il se recroquevilla sur lui-même, malgré la douleur des barres de maintien et des protections qui l’écrasaient. Puis il se sentit partir et s’évanouit.


La capsule de survie

La capsule flottait dans l’espace depuis plus de deux-cents heures. Malgré les recycleurs, l’air commençait à sentir le renfermé, mêlé à l’odeur aigre de sueur et de peur du garçon. Les jets nettoyants n’étaient pas aussi puissants et aussi efficaces que ceux du vaisseau et Micka en faisait l’amère expérience.

Il avait refusé avec la dernière énergie de se glisser dans un sommeil sans rêve en s’allongeant dans une capsule cryogénique. Le robot n’avait insisté et avait accepté sa décision bien plus facilement que le garçon ne l’aurait cru. Ce dernier savait qu’il n’avait était vain et illusoire d’espérer quelque secours ou aide dans cette immensité. Deux des six balises de détresse avaient quand même été éjectées en direction des amas stellaires où se trouvait la civilisation.

À quelques quatre années-lumière de ce système.

Sans espoir.

Le New-Éridan avait été un vaisseau d’exploration scientifique et industriel, venu dans ce secteur spatial pour rechercher des planètes à haute densité métallique, pour le compte du consortium minéralier JKil’D. En tenant compte de la distorsion temporelle, il était parti quinze ans auparavant et ne devait revenir que d’ici une huitaine d’années terrestres ; il n’avait gardé le contact avec les planètes humaines que lors de rares échanges avec des cargos croisant en périphérie de leur zone d’étude.

– Cinq mois, lui avait expliqué Vaneck. Au mieux, ce serait cinq mois pour deux humains adultes éveillés. Or, tu es en pleine croissance ; ton corps a besoin d’énergie et d’exercices. Peut-être pourrais-tu disposer de huit ou neuf mois en restant éveillé. Mais, au final, tu n’auras d’autre possibilité que rejoindre l’un de ces lits et de t’y laisser endormir.

– Pour me réveiller dans combien d’années ? Sept ans dans le meilleur des cas ? Peut-être plus… Non ! Certainement plus. M’éveiller en étant devenu vieux. Tu vois ça ? M’endormir à treize ans et me réveiller à vingt ? Merde ! Ça non ! Non ! Pas comme ça !

– Ta croissance et ton vieillissement sont ralentis en cryogénie.

– Tu parles ! On est hors de l’écliptique du système. Il faut bouffer un tiers de l’énergie pour approcher du périhélie de cette foutue planète qu’on voit là-bas. Ça nous laisserait l’espoir de profiter des attractions conjuguées du soleil et de la planète pour filer vers la route des cargos. Non ! Merde !

Ses accès de rage alternaient avec les pleurs et les lamentations. Il ne savait même pas ce qu’il pleurait le plus. La perte de sa mère et de tous ceux du vaisseau – ou sa solitude et la certitude d’être perdu à jamais dans cette immensité sans fin. C’est lors du neuvième cycle, alors que la planète jaunâtre, bardée de plaques rouges et violines, commençait à s’apercevoir sans grossissement, qu’il posa la question :

– On l’a répertorié, ce foutu globe vineux ?

– EPK 987-15. Pas d’intérêt géologique ni minéralier. Sa seule curiosité est son satellite que ta mère avait nommé Dath.

Le jeune garçon ne répondit pas, mais son regard fixe se mouilla légèrement. Il soupira et finit par demander :

– Pourquoi une curiosité ?

– Pour faire simple, disons que, comme la lune de la Terre originelle, la période de rotation de cette lune est la même que sa période orbitale ; elle présente donc toujours le même hémisphère à la planète EPK 987-15. S’y ajoute deux curiosités. D’abord le plan de l’écliptique de la planète coïncide avec l’équateur céleste du système. Ensuite, l’orbite du satellite est placée sur l’axe des pôles et il présente, grâce à tout cela, toujours le même hémisphère au soleil.

– Euh… ça nous aide pour quitter ce coin ?

– Non.

– C’est bien ce que je pensais. Complétement débile comme curiosité.

Le soupir qu’il poussa dut s’entendre jusqu’aux fins fonds de la galaxie locale. Il était coincé. Là. Dans ce minuscule vaisseau à peine capable de se déplacer et de se diriger. Pitoyable tube de métal au milieu de l’immensité, au cœur du vide qui l’entourait. Simple suppositoire qui glissait dans le cul de l’enfer, comme aurait dit Marj, le plus grivois des techniciens, dont le langage, plutôt… imagé, faisait froncer les sourcils de sa mère lorsque Micka avait le malheur de laisser quelques-unes de ces métaphores franchir ses lèvres de presque adolescent.

– Merde ! C’est trop bête ! On va crever là, hein ?

– Non !

La réponse laconique du robot surprit le garçon. Il n’avait posé sa question que par réflexe, sans croire un seul instant qu’il lui soit possible de s’en sortir vivant, ou alors dans un bien triste état, prématurément vieilli par des années de sommeil artificiel.

– Comment ça ? On va s’en sortir comment ?

– Je n’ai, pour l’instant, aucune idée du comment. Mais je pense savoir pourquoi tu vas t’en sortir, garçon.

– Pourquoi ? Pas comment ?

– Oui. Tu as tout perdu, n’est-ce pas ? Tout et donc ta mère aussi.

Micka serra les poings et les mâchoires, mais acquiesça.

– Tu n’as rien ni personne qui t’attende dans cet univers. Nulle famille que tu connais ou qui te connaitrait. Aucun être humain auquel tu serais lié. Ton existence n’est pas connue. Quelques lignes dans le journal de bord envoyé voici plus de douze ans. Rien d’officiel. Tu ne sais même pas ce qu’il se passerait si tu rejoignais une planète occupée par ton espèce. Tu ne sais pas quel accueil te serait réservé, ni par les humains, ni par la famille de ta mère. Seule la mémoire de cette capsule qui contient le double du journal de bord, transféré par les systèmes de sécurité, pourrait accréditer ce que tu dirais. Permettant, peut-être, à un humain de te croire. Toujours d’accord, garçon ?

– Je… Oui…

L’enfant baissa la tête, fronçant les sourcils de dépit et de rage contenus, une rage d’une intense fureur. Le robot ne cherchait pas à l’accabler ; il se contentait de lui énoncer la réalité et la vérité. Du moins, celle qu’il percevait et computait.

– Pourtant, malgré ces évidences, tu restes chargé de vie, d’une ténacité et d’une hargne de survivre. Depuis l’événement, tu as pleuré, crié, juré, mais uniquement sur la perte de ta mère et de ceux qui t’entouraient. Hum ! Ainsi que sur le fait que tu n’arrivais pas à changer les choses. Tu ne t’es guère lamenté sur ta personne. Ni abandonné à l’adversité. Tu n’as pas songé à oublier, en t’enfonçant dans le sommeil.

L’androïde se tut, fixant les holoécrans et la lointaine EPK 987-15, avant de se tourner vers le garçon :

– Tu veux vivre. Mon rôle à moi, c’est de te permettre de retrouver ta race, de te permettre de vivre.

Le silence s’installa. Puis le jeune garçon demanda, tout à trac :

– Y’a de l’air, de l’oxygène, sur ce satellite ?

Le robot ne répondit pas directement. Vaneck avait été son éducateur ces cinq dernières années et ne manquait jamais l’occasion de le faire réagir et apprendre un peu plus.

– Pourquoi cette question ? Tu n’as activé aucune analyse atmosphérique et aucune information n’a été transmise en ce sens à ton senso-capteur temporal. Qu’est-ce qui te fais penser qu’il pourrait y en avoir.

– Tu as parlé du satellite et pas de la planète. Donc cette lune est importante ! Vaneck, redis-moi pourquoi le New-Éridan a explosé. Non ! Pourquoi il a implosé, pourquoi son nez s’est replié sur lui-même. Ce n’est pas un accident, n’est-ce pas ?

– Je ne sais pas exactement. Il est possible que ce soit un accident… provoqué par l’ignorance, peut-être… ou par quelque chose d’extérieur…

– Comment ça ?

– Je n’ai pas toutes les données. Je ne peux pas te répondre correctement. Je te l’ai dit et redit trente-sept fois exactement depuis que cela s’est produit. Je n’ai rien de nouveau. Rien de plus parce que rien dans les mémoires de la capsule n’a été échangé avec le vaisseau.

– Extrapole ! Paska ! Tu sais faire ça !

– Un objet s’est matérialisé sur le pont de commandement. Un objet flottant et globulaire dont je ne sais rien, hormis quelques bribes d’informations issues des autres robots et de l’IA centrale. Cet objet, ou cette entité peut-être, a tenté d’entrer en contact avec le commandant et les scientifiques. Mais cela n’a pas été… conforme. L’objet s’est retourné tel un gant, comme soumis à une force immense. Le château du New-Éridan a paru subir la même force et des circuits se sont enflammés ; le feu s’est propagé inexplicablement dans tout le vaisseau. J’étais déjà en train de foncer vers ta cabine. Je n’ai pas reçu la suite des données. La liaison a été coupée quand la proue du vaisseau s’est aplatie…

Le cerveau du garçon était en ébullition mais il parvint à balbutier :

– Je… Cela venait de cette planète ? De sa lune ? C’est ça ?

– Le train d’ondes qui guidait cet objet venait de là. Oui ! Vraisemblablement de cette lune vraisemblablement car son analyse laisse comprendre qu’elle est n’est pas d’origine naturelle.

– Tu veux dire qu’elle a été fabriquée ? Elle est artificielle ?

Micka se leva du siège et fixa intensément l’espace et la planète, cherchant mieux distinguer la minuscule bille qui gravitait autour d’elle.

– Paska ! Artificielle ? Euh… y’a des types… des… je veux dire des espèces d’aliens dessus ? Des eupéka-neuf-cent-quatre-vingt-sétiens ?

– Notre capsule n’est pas assez puissante pour nous le dire à cette distance.

– Dans combien de temps on le saura ?

– Avec la meilleure trajectoire possible, dans soixante-douze à soixante-quinze heures. Il suffit d’attendre.

– Aye aye aye ! Chiça ! Tout ça avant de savoir…

– Marj avait un bon élève, je constate. Tu sais pourtant que ta mère n’apprécierait guère ce genre de vocabulaire.

Le garçon haussa les épaules et, retirant le peu de vêtements qu’il portait, se glissa sous la douche sèche. Puis il remit un short propre et se jeta sur les cosses de nourriture, aspirant la pâte gluante sans même y songer. Quand il se sentit partir, il réalisa que Vaneck avait drogué l’un des tubes. Il tenta de résister mais en fut incapable. Ses yeux se fermaient ; s’il avait eu un crablaser, il l’aurait sans doute utilisé contre le robot. Ce dernier le prit simplement dans ses bras, sans s’en inquiéter, et le déposa dans l’une des couchettes de sécurité.

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