Avertissement concernant l'usage des cookies sur le site Jingwei

Nous utilisons des cookies uniquement pour un usage technique, aucun suivi publicitaire n est effectué avec ces cookies.

 - J'enlève les vêtements ou pas ? dit la belle impala.
  - Tu fais ce que tu veux !
  La black releva sa jupe courte et s'allongea sur le dos dans un hamac.
  - Puisque tu veux que je te fasse la spéciale, on va le faire comme si c'était de l'amour, à la missionnaire. Tu verras... dans le hamac, c'est bien mieux ! Ceux qui font la levrette dans des boyaux, ce sont des cons !
  Des bruits de pas retentirent derrière la porte de l'urne. Les deux protecteurs kamis venaient de prendre place, prêts à intervenir en cas de pépin.
  La toison pubienne de la black ressemblait à un chat noir niché sous la jupette blanche striée de noir. La fille  recroquevillée dans son hamac faisait songer à une coque ouverte.
  Les jambes parfaitement galbées luisaient sous le mini halogène de plafond.
  Franz, dans un état d'excitation rarement atteint, se jeta sur la femme coquillage. Les jambes l'emprisonnèrent et l'impala commença à se tortiller en un mouvement désordonné rythmé par le hamac. La coque suçait le membre du métis. Cherchant le jus du vigile solo.
  À quelques kilomètres de là, Nichachien et Vihuranu visionnaient et enregistraient la scène de copulation en direct.
 
                    *         *         *

  Papex vérifia le nœud de son chignon puis il se tourna vers ses trois copses. Trois brutes suspendues pour des périodes allant d'un an à trois ans. Sussu, le moustachu avait tué trois ouvriers de sang froid lors d'une émeute de  "rouges et noirs". Fourbier, le chauve grassouillet était mis en examen pour proxénétisme dans le secteur du Bois de Vincennes tandis que Ghilage, le prognathe était fortement soupçonné d'avoir participé à l'assassinat d'un dignitaire écolo-socialiste.
  En silence, les quatre hommes montèrent les escaliers qui menaient au couloir de la pute. Arrivés dans un renfoncement à cent mètres de la porte gardée par les deux kamis, Papex envoya Ghilage et Fourbier en avant-garde.
  Les deux pourris de copses portaient de longs manteaux rouges de pompier. Ils remontèrent la longue ligne droite d'un pas décidé comme s'ils allaient inspecter une conduite d'eau du HLM.
  Instantanément, les kamis furent sur leur garde. Les yeux noirs des ninjas pétillèrent de haine en voyant Ghilage et Fourbier.
  Fourbier sifflota "Le sergent Jonathan Swift", un air à la mode. Il extirpa une clef hexagonale qui servait au déverrouillage des vannes d'eau.
  Les deux groupes n'étaient plus qu'à trente mètres de distance l'un de l'autre lorsque Ghilage perdit les pédales et sortit son riot surbarré de sous le long manteau.

                    *         *         *

  Pris dans l'étau moite de la black, Franz culbutait au rythme désordonné du hamac. Il n'avait jamais baisé avec autant de rage, baignant dans un lubrifiant aux senteurs puissamment érotiques. Il décochait des séries de coups qu'amplifiaient les fameux coups de reins d'impalas de la fille.
  C'était chaud, liquide. Ça bougeait dans tous les sens en rythme déstructuré. Déstructurant.
  C'était l'extase... lorsque les premières plaques chitineuses apparurent ! Les lèvres roses de la black mutèrent en bouche de homard. Les jambes et les bras devenaient des pinces puissantes dont le métis ne pouvait plus s'extraire.
  Keller tenta de fuir, mais les jambes-pinces le bloquèrent. Le jus montait de ses couilles.
  Il comprit qu'il était foutu.
  À l'orgasme, elle le boufferait !
  Il chercha son superbar dans la poche de sa veste. Il se souvint qu'on le lui avait piqué.
  - Viens, petit blanc ! souffla d'une voix rauque la femelle.
  Il résista puis...
  La purée gicla. Il était vraiment foutu.

                    *         *         *

  Les silencieux pistolets à aiguilles des kamis crachèrent leurs projectiles d'acier en même temps que le riot de Ghilage envoyait sa purée.
  Fourbier eut la gorge coupée en deux par un trait de métal. Un ninja prit la décharge dans les cuisses. La deuxième cartouche du riot gicla au plafond. La seconde aiguille d'acier venait de perforer Ghilage en pleine poitrine.
  Le silence retomba sur la scène.
  Le ninja indemne restait sur ses gardes. Ses yeux guettaient un nouvel ennemi au bout du long couloir. Rien ne se produisit. Après quelques secondes de calme, le kami se pencha sur son collègue qui, allongé sur le sol, se vidait de son sang.
  - Je vais appeler du renfort !  dit le ninja.
  - GAFFE ! hurla le blessé.
  Sussu et Papex venaient de surgir de la cage d'escalier.
  Sussu lâcha trois salves avec une rapidité étonnante.
  Le ninja debout s'écroula. Fauché dans les reins. Son corps protégea un instant celui qui était à terre. Une aiguille d'acier fusa du sol.
  Sussu tomba sans un cri. Atteint en plein front.
  Papex tira un seul coup de son superbar. Le blessé aux cuisses mourut.
  Papex avança avec une lenteur calculée.
  Superbar pointé vers l'entrelacs des ninjas.
 

Aucun Commentaire